

+20Kontinente:EUASAF1. Lebendfotos
1.1. Falter
2. Diagnose
2.1. Männchen
2.2. Weibchen
2.3. Geschlecht nicht bestimmt
2.4. Genitalien
2.4.1. Männchen
2.4.2. Weibchen
2.5. Erstbeschreibung
3. Biologie
3.1. Nahrung der Raupe
- [Brassicaceae:] Henophyton deserti
- [Brassicaceae:] Eruca vesicaria ? (Senfrauke ?)
- [Pedaliaceae:] Sesamum indicum
Dantart et al. (2009: 228) notierten zu ihren bis in die Pyrenäen eingeflogenen Faltern: "There are at least two reasons to believe why the chances that these moths arriving in the western Mediterranean would establish a population were negligible. Firstly, this desert species would be unable to survive the extremely cold winter temperatures; and secondly, the host plants commonly used in Africa [e.g. the crucifer Henophyton deserti and the Pedaliaceae Sesamum indicum (sesame); Dumont, 1929] are not present in this area. However, the sporadic appearances of genuine African species in Europe and, especially, in the northern Mediterranean Basin, are expected to become more common in the future in the context of warming climate (e.g. Sparks et al., 2007). Not only will insect wind-borne transport be facilitated under future climate change scenarios, but associated temperature increases will make it more likely that populations of such species will eventually establish themselves by adapting to local hosts and potentially reaching pest levels in new areas (Cannon, 1998). Therefore, the monitoring of this process will become an essential issue over the coming years."
Dumont (1929: 303-306) konnte über seine zwei Begegnungen mit Raupen dieser Art schreiben:
- "C'est dans l'extrême Sud Algérien, près d'El Goléa, que vers la fin d'octobre 1918, je découvris la larve de C. ulceratalis sur une Crucifère saharienne, le Hanna ed djemel des Arabes, Henophyton deserti Coss.; elle y menait une existence aérienne au sommet des tiges; les feuilles reliées entre elles par des fils de soie lui offraient le gîte et le couvert. Pendant ses premiers stades, la chenille s'attaque de préférence aux feuilles les plus charnues, s'introduisant dans l'épaisseur du limbe dans lequel elle disparaît parfois en entier, elle se repaît, tout d'abord, de la pulpe, respectant l'épiderme; plus tard, à l'âge adulte, elle dévore indistinctement les diverses parties du végétal, mangeant et fientant sans arrêt.
- Peu après, dans le jardin abandonné des Pères Blancs, je retrouvai la chenille sur le Sesamum indicum L., végétal importé et cultivé autrefois par les religieux. Depuis lors je n'avais plus rencontré cette chenille, ce qui me décida d'en tenter l'éducation ab ovo afin de m'assurer de son identité incontestable et d'observer son comportement en captivité."
Er führte anschließend eine ex-ovo-Zucht mit einer nicht namentlich genannten Brassicaceae durch: "Une ♀ emprisonnée dans un tube de verre pondait quelques œufs le 8 janvier, l'éclosion eut lieu le 26, la durée de l'incubation fut donc de 18 jours. Éthologie. — Les jeunes chenilles sont, aussitôt après leur naissance, déposées dans un large tube de verre préalablement garni de quelques feuilles d'une Crucifère et disposées sur un fond de sable, très finement tamisé; cette précaution est indispensable pour l'observation suivie, d'une larve minuscule qui se confond facilement avec les particules du sable ordinaire. L'une d'elles est observée plus particulièrement, elle est aperçue parcourant la face inférieure d'une feuille garnie de poils spiniformes, elle s'arrête tout contre la nervure mediane et, dans un intervalle, entre deux poils, attaque l'épiderme. Au bout de 10 minutes, la tête et le thorax disparaissent dans la cavité creusée par la dent de la chenille ; le corps gorgé de chlorophylle a acquis la couleur du végétal. Le lendemain mes élèves ont disparu sous terre; par chance, l'une d'elles s'est enterrée tout contre la paroi de verre, à une profondeur de 2-3 cm. et peut être observée ; elle est enclose dans une sorte de sac minuscule dont elle achève la confection, comme en témoigne le mouvement de sa filière. Ce sac est constitué par d'infimes grains de sable reliés par des fils de soie blanche; de forme subelliptique, il est disposé obliquement dans le sable, la chenille s'y tient la tête en haut, les excréments sont repoussés dans le fond. Dans un second tube une chenille est aperçue ayant la partie postérieure relevée et ses déjections agglomérées à la surface du sol. Nous constatons donc ici une différence de comportement entre deux chenilles issues d'une même ponte, différence beaucoup plus importante encore si nous établissons une comparaison avec les chenilles observées à l'air libre. L'observation montre que les jeunes chenilles après s'être copieusement alimentées observent généralement un jeûne de 2-3 jours, parfois davantage. [...] A mesure que leur taille s'accroît les chenilles s'enfoncent plus profondément ; elles continuent de se réfugier dans leur sac ou coque, lequel prend une ampleur en harmonie avec le développement de leur corps; jamais je n'ai aperçu une chenille s'alimentant dans le cours de la journée." Die Raupen waren also nachtaktiv und tagsüber komplett versteckt - Grund, warum sie fast nie gefunden werden! Er stellte außerdem fest, dass die Puppenruhe sehr unterschiedlich lang war - typisch für Wüstentiere.
Zum Aussehen der ausgewachsenen Raupe war S. 305 zu erfahren: "Adulte, la chenille mesure 22 mm. en longueur, son épaisseur est de 3 mm. L'abdomen ayant grossi davantage que le thorax, le corps est devenu presque fusiforme; la teinte foncière est brun rougeâtre, la ligne dorsale très fine, blanchâtre, n'est distincte que sur les segments thoraciques, la sous-dorsale blanc jaunâtre, épaisse, sinueuse est limitée extérieurement par les trapézoïdaux antérieurs qu'elle inscrit dans une sinuosité latérale; la latérale en partie obsolète, souligne en blanc la base des trapézoïdaux postérieurs; une large bande stigmatale; blanc pur, s'étend du bord antérieur du thorax aux pattes anales, elle se dédouble parfois aux segments abdominaux pour se réunir ensuite sur le dernier segment, le bord supérieur inscrit les stigmates, ceux-ci sont petits, brun noirâtre, sauf le premier qui est noir et d'un diamètre double; les verruqueux sont bien distincts, noirs surmontés d'un poil brunâtre dirigé en arrière ; les trapézoïdaux antérieurs sont plus gros que les postérieurs, leur divergence est très accentuée. L'écusson prothoracique est concolore, il porte le commencement des lignes dorsales et une macule latérale noirâtre. Les dimensions de la tête ont subi peu de modifications dans le cours des différentes mues de sorte qu'elle paraît très petite comparée au reste du corps; elle est sub rectangulaire à face peu convexe, fuyante. Son échancrure postérieure, profonde, atteint le sommet du clypéus, elle est d'un blond unilorme ou jaspé de brunâtre, les ocelles noirs, le clypéus blond à base largement brunâtre, l'épistome blanc, le labre brunâtre, les antennes blanches annelées de brunâtre. Le ventre est d'un brunâtre clair uniforme ; les pattes thoraciques sont noires, les pattes abdominales blanches avec leur couronne de crochets roux."
Es ist davon auszugehen, dass die beiden bisher bekannten Raupennahrungspflanzen - aus zwei nicht näher miteinander verwandten Pflanzenfamilien - nicht die einzigen dieser Art sind. Insofern ist auch die Frage einer möglichen Ansiedlung dieses Falters in Europa nicht leicht zu verneinen.
Auf [phrygana.eu] wird auch Eruca vesicaria als Nahrungspflanze angeführt. Da ich die Quelle dazu nicht kenne, vermute ich, dass das eher eine "Futterpflanze" ist.
(Autor: Erwin Rennwald)
4. Weitere Informationen
4.1. Synonyme
- Scoparia seriziatalis Oberthür, 1876
4.2. Faunistik
Dantart et al. (2009) berichteten über "Long-distance wind-borne dispersal of the moth Cornifrons ulceratalis (Lepidoptera: Crambidae: Evergestinae) into the northern Mediterranean". In ihrem Abstract heißt es dazu: "On October 2006, during an episode of abnormally warm weather, the African moth Cornifrons ulceratalis (Lederer, 1858) was captured simultaneously for the first time in several sites in north-eastern Spain, the Balearic Islands and southern France. A deep depression situated over the Atlantic at the time gave rise to warm south-westerly winds, accompanied by suspended dust, that blew towards the north-western Mediterranean Basin. Back trajectories of air masses at two different altitudinal levels indicate that the moths most probably originated from an area located in Morocco and northern Algeria, where C. ulceratalis can be extremely abundant. With winter approaching, this invasion of a typically non-migratory species into the north-western Mediterranean Basin provides a good example of the so-called “pied piper” phenomenon, by which wind-borne insects may be carried into areas unfavourable for survival or reproduction. However, because climate change may make the establishment of this and other African species more likely in the future, we suggest that monitoring of this process may become an essential issue in the coming years."
(Autor: Erwin Rennwald)
4.3. Literatur
- Barton, I. (2015): A contribution to the microlepidopteran fauna of Cyprus. — The Entomologist's Record and Journal of Variation 127 (4): 157-167.
- Dantart, J., Stefanescu, C., Àvila, A. & M. Alarcón (2009): Long-distance wind-borne dispersal of the moth Cornifrons ulceratalis (Lepidoptera: Crambidae: Evergestinae) into the northern Mediterranean. — European Journal of Entomology, 106 (2): 225-229. [zum PDF-Download auf researchgate.net]
- Dumont, C. (1929): Dumont, C. (1929): Note biologique sur les premiers états de Cornifrons ulceratalis Ld. [Lep. Pyralidae] et diagnose d'une forme nouvelle. — Bulletin de la Société Entomologique de France, 34 (19): 301-306. [zum PDF-Download auf persee.fr]
- Erstbeschreibung: Lederer, J. (1858): Noch einige syrische Schmetterlinge. — Wiener Entomologische Monatschrift 2: 135-152, pl. 2-4. [PDF auf zobodat.at]


















































